>Notre ombre numérique va-t-elle nous dévorer?


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Comme l’univers de notre cosmos, notre univers numérique, c’est-à-dire la quantité d’informations électroniques que produit
notre planète, est en expansion. On s’en doutait. La nouveauté, c’est la rapidité impressionnante du phénomène. En
2007, la taille de l’univers numérique était de 281 milliards de gigaoctets (ou 281 exaoctets). En 2011, cette taille sera
multipliée par dix et représentera le chiffre complètement inconcevable de 1,8 zettaoctet (soit 1 800 exaoctets)!
L’origine de cette formidable inflation de données, c’est l’individu. C’est vous, c’est moi, avec nos gadgets numériques, nos
appareils photo et téléviseurs numériques, nos lecteurs MP3, nos disques durs, nos CD, nos téléphones cellulaires, nos
cartes de crédit, nos messageries personnelles, nos chats, nos conversations vocales sur IP, nos blogs et autres contenus
numériques créés en ligne par les millions de consonautes et consommacteurs que nous sommes devenus.
Le plus étonnant, c’est que chaque donnée que nous produisons directement en génère automatiquement et indirectement
d’autres (trop souvent à notre insu), et en quantité équivalente. Il s’agit des informations nous concernant qui viennent
alimenter les systèmes bancaires, les bases de données clientèle des entreprises commerciales, les fichiers de l’Administration.
Il s’agit aussi des empreintes numériques que, comme les chiens marquent leur territoire, nous laissons ça et là sur la
Toile (listes d’envoi, historique de nos navigations sur le Net…) et sur les autres supports de la société de l’information
(images prises de nous par les caméras de sécurité…), etc. IDC appelle « ombre numérique » ou « double numérique » (**)
l’ensemble de ces données que chacun de nous émet de manière passive.
Il est difficile de prévoir l’impact à long terme d’un tel phénomène, si l’on ne fait rien pour en freiner la croissance. Les
auteurs de l’étude soulignent au moins deux grandes conséquences. La première est que la gestion de ces données retombera
automatiquement sur les épaules des organisations informatiques (et des DSI) qui devront en assurer la sauvegarde,
mais aussi l’accès, la conformité, la sécurité, la confidentialité, la fiabilité, bref, la gouvernance. […] La deuxième conséquence
est d’ordre écologique. L’étude évoque le surcroît de consommation électrique induit par la gestion de ces données
et qui pourrait carrément doubler dans les cinq prochaines années. Il faudra aussi que la société assure le traitement industriel
des déchets électroniques, dont le volume pourrait aussi doubler d’ici 2011. […]

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